jeudi 20 septembre 2018

Voix : Ma première saga de l'été !

Salut tout le monde ! J'espère que vous allez bien, moi ça va à peu près sauf quand mon ordinateur plante sans raison.

Cet été je suis allé en vacances et c'était tout pourri alors je ne vais pas vous en parler. Par contre avec Oriog et plus particulièrement Ranne, j'ai créé une saga de l'été. Et c'était... difficile quand même. Un peu.
Tout a commencé par une réunion où on a tou.te.s présenté des concepts de sagas de l'été qu'on voudrait faire et du coup bah j'ai présenté le mien hein tant qu'à faire : un "super héros" qui peut entendre les pensées des gens autour. C'était un concept que j'avais en tête depuis un bout de temps mais que je n'avais pas le temps d'exploiter. L'idée m'était venue de François TJP qui disait dans un article qu'il adorait les fictions qui utilisaient vraiment l'audio comme un outil à part entière dans le processus de création et qui ne sont pas simplement un film sans images (silm ?).
Pas de bol pour moi, j'ai dû trop bien défendre mon idée parce que c'est celle qui a été choisie. Après concertation avec Ranne on décide de le faire rentrer dans le même univers qu'Out Of Control et en utilisant quelques personnages déjà créés pour cet univers (Tikaz et Tess joués par moi-même et Fallen Swallow). Mais comme j'étais en train de faire des bêtises par rapport à une autre saga prévue par Ranne dans le même univers, on a décidé d'écrire la saga ensemble.
Au final j'ai surtout ramené le concept, quelques personnages et le résumé de chaque épisode et Ranne a écrit tous les épisodes à l'exceptions de quelques scènes/quelques bouts de scènes que j'ai écrites moi-même. Mais en gros Ranne a presque tout fait tout.e seul.e et c'est badass quand même parce que c'est allé assez vite.

En même temps que l'écriture se faisait et juste avant de partir, j'ai composé les deux thèmes principaux : celui d'Aalya (et de l'Instance) et celui de Jared. Bref, je pose les thèmes (que j'avais remontés pour le Teaser) et je m'en vais pour ne revenir que le 22 août. Et lorsque je suis revenu...
Bah c'était le drame parce qu'il nous manquait ironiquement pas mal de Voix, de la part d'acteur.ices principaux ou non. Et plus ça allait, plus ça mettait une certaine pression, surtout pour une saga qui allait manifestement durer plus d'une heure. J'ai donc dû commencer la composition pour les épisodes en rushant un peu pour qu'on puisse au moins sortir le premier épisode.
Et pendant que Ranne travaillait sur le second épisode, Tamica est arrivé tel un super héros de la saga mp3 et s'est mis à travailler sur le troisième.
Mais bon c'était pas forcément simple non plus de mon côté. Tuhki avait un travail à finir parce qu'elle pensait pouvoir l'avancer pendant les vacances (mais c'était sans compter sur la non-connexion internet du lieu où on était). Et comme il y avait les enfants à la maison, il fallait bien que je m'en occupe sinon les pauvres ils auraient passé des vacances bien pourries. Du coup je composais surtout le soir alors que bah s'occuper seul de deux enfants et une chérie qui travaille ça crève quand même un peu. Autant vous dire que j'étais vraiment pas frais.
Mais c'était rien à côté de Ranne qui devait carrément déménager en plein milieu de la production de la saga. xD
Puis il y a eu la rentrée des enfants et c'était fatigant mais ça m'a laissé plus de temps en journée pour faire la musique des derniers épisodes et à partir de ce moment c'était plus tranquille pour moi. Mais bon, vu comme j'étais crevé j'ose même pas imaginer comment Ranne devait être.
On a quand même dû demander un délai à cause des très gros retards de voix. Ce serait quand même triste de rater un concours alors que tout es prêt sauf les voix quoi.

Au niveau de la musique au final je suis resté très simple. A cause du temps extrèmement limité j'ai principalement repris les deux thèmes principaux et les ai adaptés aux situations. Au long de la composition j'ai tout de même créé de nouveaux thèmes :

  • Celui de Lisbeth qui peut être entendu dans les pistes Lisbeth et Aalya (dans laquelle justement leurs deux thèmes se suivent), Trouble, Bonjour, Appel Urgent et Otage.
  • Un petit motif musical pour la police qui peut être entendu à la fin de Interrogatoire et au début de Trop Tard
  • Un thème assez simple et court pour Zayla qu'on peut entendre comme par hasard dans la piste Zayla.
  • Celui de Olaf, que l'on peut entendre dans Le Healer et Brisée. 
Mais au delà des thèmes, j'ai surtout travaillé sur les textures musicales afin de faire associer plus que des notes à des personnages mais aussi des ambiances voire des instruments. Un piano qui joue fort et grave ou une guitare ça signifie que Jared est là. Un piano doux et aigü est souvent associé à Aalya et Lisbeth. Pour Jared et Aalya il y a aussi un motif de voix qui revient souvent sous la forme de murmures chez Aalya et de cacophonie chez Jared, signifiant le fait qu'ils entendent tous deux des voix mais pas du tout de la même manière. 
La guitare pour Jared était un élément qui était là dés le début, je ne sais pas d'où c'est venu mais j'ai toujours eu cet instrument en tête. Et quand il persuade Kleym de se suicider j'avais envie d'un son de guitare un peu différent, j'ai donc utilisé un morceau de métal et l'ai frotté aux cordes pour donner un air effrayant et non naturel au son, c'est ce qu'on peut entendre se balader de droite à gauche dans la piste Otage à partir de 2 minutes 34.
Pour Olaf je voulais un son un peu plus futuriste et aerien, d'où l'utilisation de synthés, mais aussi un côté ancien voire sage, d'où l'utilisation du violoncelle lorsque son thème est joué pleinement. Le thème d'Olaf est très mélancolique mais je voulais aussi qu'il puisse devenir une sorte de promesse, d'appel à la révolte. C'est pour ça que lorsque son thème entame sa dernière répétition j'ai ajouté des cors, afin de rajouter un côté un peu épique et martial. Les thèmes d'Aalya et de Jared ne reviendront pas normalement, mais j'ai très très envie de parcourir celui d'Olaf à l'avenir et l'étoffer un peu plus. 

Bref, je n'ai pas eu beaucoup beaucoup de temps pour composer mais j'ai quand même essayé d'avoir une certaine cohérence au long de la saga. 
Pour finir je veux encore remercier Ranne, Tamica et toutes celles et ceux qui ont participé à la saga qui est bien meilleure que ce que j'aurais fait si j'avais été seul. Merci du fond du coeur, et à bientôt je l'espère ! 

mardi 26 juin 2018

La Fantasy et le Réalisme : L'exemple de Dragon Age Inquisition

Il y a quelques mois, en Janvier je crois, on a pu assister à un MEGA-SHITSTORM sur Twitter parce qu'une personne avait osé dire "J'aime bien Kaamelott mais c'est un peu homophobe et misogyne des fois" ou un truc comme ça. Et évidemment tout le monde s'est senti personnellement attaqué et même Astier à répondu (d'une manière malheureusement très puérile surtout compte tenu de la partie J'aime bien Kaamelott). Parce que bien entendu quand tu aimes quelque chose tu dois absolument tout aimer et ne jamais le remettre en question et si tu n'aimes pas 1 truc dans un film ou une série, il faut absolument que ce soit une grosse merde. La nuance c'est pour les fragiles.
Bref, il y a eu ça et parmi les réponses effarées (et souvent effarantes) des personnes qui étaient blessées qu'on ose critiquer vite fait la meilleure série française de tous les temps, une chose revenait souvent : "L'homophobie et la misogynie a sa place là-dedans parce que c'est réaliste".
Ok.
Donc je suppose que la magie, les dragons et toutes ces choses qui sont dans la série sont donc là pour le réalisme aussi ? Et tout le progressisme apparent de la politique d'Arthur, c'est réaliste alors ?
Est-ce que la Fantasy c'est fait pour être réaliste... ou fantasiste ?
Je veux pas rentrer dans un débat du "est-ce que Kaamelott est homophobe et misogyne", parce que j'ai pas envie.
Par contre cet argument du réalisme dans la fantasy me gave un peu, surtout quand on a joué à des vrais jeux de fantasy qui n'ont pas peur d'aborder des sujets d'actualité. Et comme j'avais envie de parler de Dragon Age Inquisition depuis longtemps, c'est vraiment l'occasion rêvée.

Dragon Age Inquisition est le 3ème volet de la série fantasy Dragon Age et, malgré un second épisode un peu faiblard mais possédant quelques fulgurances bienvenues, c'est un excellent jeu. Et il y a deux éléments particuliers dont j'aimerais vous parler, liés à deux personnages du jeu, qui prouvent que la fantasy c'est mieux quand c'est parfois un excellent moyen de refleter notre société, pour peu qu'on ne se donne pas l'excuse du "faut que ce soit réaliste" et qu'on embrasse totalement la magie de l'univers.

Dorian 

Dorian est l'un des personnages jouables du jeu, il est même assez important dans l'intrigue principale, mais surtout vu qu'on est dans un jeu Bioware : Dorian est baisable. Oh pardon, Romançable (ça veut dire qu'on peut le baiser donc c'est la même chose en fait). 
Mais attention, il n'est pas baisable par n'importe qui, il est gay. Donc là vous vous dites : ouais ok génial on a déjà vu ça ailleurs et en plus y'a d'autres personnages gays ou bi dans ce jeu et dans les autres jeux Bioware. Alors oui, effectivement. Mais Dorian a une spécificité que les autres personnages gays et bis n'ont pas : il a une quête secondaire qui traite de ce sujet. 
Donc c'est pas genre "Ohlala il est gay, baisez-le" comme les autres dont on se fout de la sexualité. Sa quête parle d'homophobie. Et là on part en spoilers, donc voilà. 

Dorian est un mage, qui vient d'une famille da mages riches d'un pays où le statut et les aparences sont primordiales. Il avait donc sa vie toute tracée : son futur métier, sa fortune, sa femme... ses parents avaient déjà tout préparé. Sauf qu'en fait bah il voulait pas, et puis en plus comme on l'a dit il est gay donc se marier à une femme c'était pas trop son kiff. Donc il leur a dit et son père, en bon mage réaliste de son époque des Dragons a décidé d'utiliser la magie pour (wait for it) guérir sa gaytude. 
Ça vous rappelle rien ? 
Un indice chez vous :


Et c'est super bien, parce que ça utilise un élément de fantasy (la magie) pour montrer qu'un personnage est mauvais (le père de Dorian) et lui faisant faire quelque chose que les méchants du vrai monde font aussi ou du moins ce à quoi ces méchants aspirent. Et en plus ça accentue la tragédie du background d'un personnage déjà super cool. Bref, que du positif et 0% de réalisme. 

Krem 


Krem est un membre de la Charge du Taureau, un groupe de mercenaires emmenés par Iron Bull. On peut passer plus ou moins toute la partie sans vraiment lui parler, mais si on tape la discute on apprend très vite que Krem est transgenre. Assigné femme, il s'est toujours senti homme et a été accepté tel quel par Bull, qui le considère comme un homme parce que c'est comme ça. Déjà j'adore le message apporté par Bull qui dit en gros que c'est pas ce que tu as entre les jambes qui définit ce que tu es et que si tu es un homme dans un corps de femme, eh bah t'es un homme et puis c'est tout. 
Mais le petit détail qui me fait un peu craquer c'est qu'on peut lui demander si il a déjà pensé à avoir recours à la magie pour obtenir l'apparence d'un homme, ce à quoi Krem répond que non, il n'a pas besoin de ça. Ce qui me plait c'est pas qu'il dise non, il aurait dit oui ma réponse aurait été la même. 
Ce que je trouve génial c'est qu'encore une fois on utilise la magie dans le cadre d'un sujet contemporain et que ça marche, quand ça arrive tu te dis "ah mais ouais c'est pas con ça". 


Enfin bref, tout ça pour dire que le "réalisme" dans la fantasy, c'est du bullshit, et je dirais même plus que c'est encore mieux quand c'est pas "réaliste" parce que ça permet de parler de plein de choses. 

Conclusion
  • Jouez à DAI
  • Soyez vous-mêmes
  • Happy Pride Month

vendredi 8 juin 2018

I thought we were in trouble there for a second, but it's fine

Alors que le film est dans sa troisième semaine, Tuhki et moi avons enfin pu aller voir Solo: A Star Wars Story au cinéma.
Han Solo est un personnage que je n'aime pas particulièrement. Il est souvent drôle, mais au-delà de ça je n'ai jamais trop été comme la plupart des fans de Star Wars qui déifient le personnage à tel point qu'iels ont pété un câble parce que Han Solo allait avoir un nouvel acteur dans cette préquelle. A vrai dire, j'en avais même plutôt rien à faire lorsque ce film a été annoncé et c'est le premier Star Wars Disney que je n'avais aucune intention d'aller voir.
Et puis finalement plus la sortie s'approchait, plus il y avait de la promo, plus je me disais qu'en fait ça pouvait être sympa. J'avais confiance en le casting, j'avais confiance en Kathleen Kennedy quant au renvoi de Lord et Miller alors qu'ils étaient la seule chose qui m'intéressait par rapport au film au départ, mais Ron Howard avait connu Lucas et avait même failli réaliser La Menace Fantôme, donc j'avais confiance en lui aussi.
Les critiques sont arrivées, et ce que je pensais est arrivé : Le grand public trouvait le film merdique et les fans étaient globalement très content surtout après The Last Jedi qui les avait triggered à fond. Du coup je me suis dit que ce serait sympa, puisque je suis capable d'aimer les Star Wars au-delà de leur aspect Star Wars, mais aussi lorsqu'il n'y a que ça qui les définit.
Donc on a vu Solo.

Eh bah c'était surprenamment cool. En fait, je trouve que c'est le film Star Wars le plus proche de ce que voulait faire George Lucas depuis le début : un film pulp qui ne se prend pas la tête. Oui ça respecte pas les lois de l'espace, oui les personnages sont des archétypes, et oui ça fait des références sans arrêt à ce qui a été fait précédemment. Mais c'est exactement ce que le film promettait. C'était fun.
Et bizarrement ça confirme ce que je pensais depuis un petit bout de temps : la nouvelle trilogie n'est pas faite pour les fans, elle a réellement quelque chose à apporter narrativement quitte à se mettre les fans à dos, et les "Star Wars Stories" sont faites pour les fans, racontent des choses dont le grand public se fout, qui n'ont aucune importance, et qui ne sont là que pour faire plaisir à ceux qui aiment cet univers.
Ça explique aussi pourquoi les critiques presse préfèrent les épisodes VII et VIII à Rogue One et Solo.

Enfin je ne vais pas vous embêter plus que ça, je vais faire une petite liste de ce qui m'a plu dans le film :

Ce que j'ai aimé :

  • Han Solo. On va me dire que c'est un sacrilège mais mes deux Han Solo préférés sont ceux de Force Awakens et Solo. Je dois même dire qu'avoir ajouté Solo me donne un grand sentiment de satisfaction quant au personnage et à son histoire. 
  • Chewie. J'ai toujours adoré Chewie et il est vraiment très réussi. J'ai l'impression que sous Disney il n'est plus juste traité comme le chien de Han et Solo est sûrement le meilleur film de Chewie. Vive Chewie. 
  • Lando et L3. Lando est cool, mais je trouve qu'avoir rajouté L3 lui donne enfin une profondeur à laquelle je ne m'attendais pas et les rumeurs comme quoi Billy Dee Williams serait de retour dans l'épisode IX me donnent envie de spéculer sur la mort du personnage en pilotant une dernière fois le Faucon. L3 est un personnage qui fait beaucoup de vagues, pour pas grand chose. Je l'ai beaucoup aimé, et j'adore comme elle est finalement intégrée dans la trilogie originale de manière intelligente et rend certaines scènes de celle-ci encore plus cool/drôles. 
  • Le Kessel Run. C'était super bien. Comme pour l'histoire de la faille dans la Deathstar dans Rogue One, c'est encore un retcon qui me satisfait beaucoup. A vrai dire, ça me fait presque regretter que Solo ne soit pas un jeu vidéo, ça aurait été troooop cool. 
  • Qi'ra. Elle était sympa et j'aime beaucoup le fait que ce soit elle qui SPOILERS tue Vos SPOILERS
  • Enfys Nest. Je veux au moins un film centré sur ce personnage. Ou un jeu. Pas un comics, pas un livre. Un film ou un jeu. Ce perso est vraiment badass. 
  • La musique. Williams nous a encore pondu un super thème, très pulp, très catchy, mais ceux composés par Powell sont vraiment très très cools aussi. J'aime beaucoup cette bo. Plus que celle de Rogue One, moins que celles de TFA et TLJ mais c'est vraiment bien, et je pense l'utiliser dans Rey Personne, surtout les thèmes de Han et Chewie (enfin un thème pour Chewie !!!) 
  • Le caméo final. J'espère que vous avez vu Clone Wars et Rebels. 

C'est vraiment dommage que le film soit sorti si tôt, il aurait eu parfaitement sa place en Décembre et aurait sûrement fait plus d'argent. Pas grave, j'ai passé un super bon moment et je prendrai plaisir à le revoir. 

Je me rends compte qu'en fait il n'y a aucun Star Wars que je n'aime pas. Il faudra que je fasse un article là-dessus... 
Voilà, je vous donne mon avis, mais je ne suis qu'un gamin qui aime être diverti. Allez le voir ou passez votre chemin, je ne vous conseille rien parce que je n'ai pas envie qu'on m'insulte parce qu'on a pas aimé le film. ^^ 
Je vous fais des bisous. A bientôt ! 

vendredi 13 avril 2018

La DestroCritique

Yo les petites bananes flambées !

Comme je le disais dans mon merveilleux Poisson d'Avril, il y a peu est sortie la DestroCritique de DestroKhorne sur Big City et je vous invite bien évidemment à aller l'écouter, ça vaut le coup.

Du coup j'aimerais revenir un peu sur ce qui est dit dedans, parce qu'il y a plein de choses très pertinentes qu'il soulève et qui méritent que j'y réponde ou que je le félicite. ^^

Pour commencer je suis super content de voir qu'il a vraiment bien compris les personnages, ça fait vraiment plaisir. Et globalement mis à part quelques détails il a plutôt bien compris le but de la saga, qui a été créée parce que j'en avais ras-le-bol du vrai monde dans lequel on vit. Je suis content qu'il ait soulevé la façon dont j'ai conçu la musique et surtout celle du Pacificateur. Et évidemment je pense qu'il a raison pour le personnage d'Elen aka L'Inconnue de l'épisode 3. Dans notre tête le personnage existait depuis l'épisode 2 et clairement elle a été trop mal introduite, c'est d'ailleurs le principal défaut qui est revenu dans les retours à la sortie de l'épisode.

Le principal "problème" de cette critique est que Destro ne supporte pas le Président-Maire, mais pas dans le sens "oh il est affreux, je l'adore" comme on le voulait mais plus en mode "je le hais et je hais tout ce qu'il fait". Et comme la saga a pour thème (au niveau des personnages) de devenir ce qu'on doit (agir pour les autres et non pour soi-même pour Kate et devenir la plus grande Star du monde pour le Maire) on passe beaucoup de temps auprès du Président-Maire puisque la moitié de l'histoire montre comment il va devenir le Maître du Monde.

Et il parle pas mal des prénoms, comprenant par exemple la signification de ceux de la famille de Burger, du coup je trouve ça dommage qu'il n'ait pas cherché à comprendre pourquoi on ne dit jamais le prénom de la Reporter : dans la société (dans Big City et le vrai monde) les femmes sont considérées comme des sous-êtres, c'est pour ça que ses deux accolytes l'appellent "la Reporter" et le Maire l'appelle "Ma femme". C'est une fonction, un objet. Ça fait partie de la critique de la société qui fait le sel de la saga. Du coup contrairement à Elen (l'Inconnue) ce n'est pas un défaut qu'on connaisse le nom de Caméraman et Perchman (dont les noms sont inversés par rapport à leur fonction parce que ça me faisait marrer) et pas celui de la Reporter, c'est juste que tout le monde s'en fout d'elle.

En parlant de Perchman...  la façon dont il s'énèrve sur Perchman qui dit "je pourrais plus jamais tenir une caméra" je trouve ça un peu abusé. Tenir une caméra c'est toute sa vie, forcément que c'est le premier truc auquel il va penser dans son délire absurde du mec qui vient de perdre sa main. D'autant plus qu'il ne sait même pas que la ville va être bombardée à ce moment là. C'était pour faire un trait d'humour mais le personnage, lui est sérieux même si il délire.
Et il s'énerve parce que tout le monde suit le Maire alors qu'il est nul et que tout le monde le sait, mais pour ça je vais juste rappeler que, tricherie ou pas, Trump a été élu. Voilà.

MAIS. Clairement un des défauts de l'épisode 3 que j'avais déjà plus ou moins senti et qu'il soulève sans vraiment le savoir : L'épisode 3 est moins une conclusion à Big City qu'une transition entre Big City et Empire (la suite). Ce qui explique l'apparition de certains personnages comme par exemple le docteur qui met une lame à la place de la main de Perchman. Et c'est un gros défaut, je l'avoue et je le regrette. Maintenant je dois être honnête, ce défaut vient du nom de la saga : Big City. Ça me forçait à laisser l'action principale s'y passer, alors que dans ma tête, j'étais déjà concentré sur la suite.

Quant à ses "Questions qui gavent", je suis pas super convaincu sauf sur le dernier qui est clairement gavant et je suis d'accord. xD

Ceci dit, je vois qu'il n'a pas écouté #Pauvirés, alors que pour moi c'est ce qui se rapproche le plus de l'épisode 1, parce que comme celui-ci cette saga est née d'une frustration par rapport à la société (les médias et les gens et le Brexit). Du coup je ne peux que lui conseiller de l'écouter et de me donner son avis !

Bref, j'ai l'air de râler mais je comprends ce qui le gêne et je ne vais pas essayer de lui dire "Mais si c'est génial, c'est toi qui es con !" parce que c'est faux. Je suis content qu'il ait fait un retour aussi complet et j'espère qu'il fera la même chose pour la suite (1 critique par épisode ? :3)

Bisous !

dimanche 1 avril 2018

[Poisson d'Avril LOLILOL] J'arrête les créations

Bon voilà je suppose que le nom de l'article dit tout : j'ai décidé d'arrêter la création sur internet. Je vous dois des explications.

La semaine dernière est sortie la DestroCritique de DestroKhorne sur Big City. Et la critique commençait bien... Jusqu'à la critique de l'épisode 3. C'est là que, désemparé, j'ai entendu ma création fustigée par quelqu'un qui manifestement n'y avait rien compris. Je ne vais pas revenir point par point sur ce qui ne va pas avec cette "critique" puisque lui-même n'a pas fait l'effort d'essayer de comprendre ce qu'essayait de dire l'oeuvre.
Depuis le début de Big City on essaye de faire en sorte que les auditeur/ices fassent plus qu'écouter mais qu'ils/elles réfléchissent en écoutant, contrairement à ce qu'il peut dire Big City a gardé son côté critique de la société jusqu'au bout : l'épisode 1 parle de la société de surconsommation, l'épisode 2 parle des religions et l'épisode 3 parle du patriarcat. Il s'énèreve parce que tout le monde suit le Président-Maire mais en attendant dans le monde réel Donald Trump a été élu, et le personnage du Président-Maire avait été écrit 2 ans avant l'élection de ce sale con et avant même que moi je le connaisse.

Enfin voilà, j'ai été particulièrement dégoûté, comme par exemple la façon dont il s'énèrve sur Perchman qui dit "je pourrais plus jamais tenir une caméra" pourquoi ça l'énèrve ? Tenir une caméra c'est toute sa vie, forcément que c'est le premier truc auquel il va penser dans son délire absurde du mec qui vient de perdre sa main. D'autant plus qu'il ne sait même pas que la ville va être bombardée à ce moment là.
Oui l'épisode 3 de Big City a des défauts, mais dans cette critique on a affaire à de l'acharnement pur et simple. Et c'est trop dur.

Ici il y aura le point final de mes créations. Big City n'aura pas de suite comme c'était prévu depuis l'épisode 2 (contrairement à ce qui est dit dans cette infâme critique). Rey Personne n'aura pas de suite, même si l'épisode 2 était prêt, et nos autres projets ne verront pas le jour. Je ne veux plus créer des choses que les gens ne comprendront pas.
J'aurais dû le voir venir, je ne suis pas capable de prendre la moindre critique, parait-il.

Adieu.

-Grushkov